Suivre les travaux du choeur

 

Annick DIEU a commencé les travaux dans le choeur de l'église St Pierre de Bretoncelles le lundi 16 octobre.

Le travail accompli est remarquable et devrait se terminer vers la fin du mois de mai.

Si vous n'avez pas encore vu les nouvelles peintures, vous avez sans doute tort !! Mais il est aussi fort probable que vous n'ayez pu jusqu'alors vous rendre sur place.

Il n'est pas trop tard, contemplez ce choeur tel qu'il existait à la fin du 19ème.

Une inauguration officielle sera organisée à la rentrée.

 

 

 

Historique

Avant la Révolution, Bretoncelles, une paroisse du comté du Perche, dédiée à saint Pierre et saint Paul, relevait du doyenné du Perche une dépendance du grand archidiaconé de Chartres. Depuis le Concordat, la paroisse de Bretoncelles appartient au diocèse de Séez.

 

La reconstruction de l’église de Bretoncelles au début du XVIème siècle.

 

Pendant la première moitié du XVIème siècle, l’église de Bretoncelles est entièrement reconstruite dans le style gothique flamboyant.

 

La première construction semble être la grande nef qui était terminée à l’origine d’une abside à chevet plat. Une grande porte percée dans le mur du pignon ouest permet d’entrer dans l’édifice. Cette porte est couverte d’un tympan très ouvragé et encadré de pinacles de style gothique. De nombreuses sculptures, représentant des animaux domestiques, féroces ou imaginaires, courent le long des moulures de la porte en anse de panier. Une grande baie, au-dessus de la porte, éclaire la nef.

 

Deux bas-côtés sont construits, chacun ouvre sur la nef par des arcades en arc brisé. Celui du nord compte trois travées et celui du sud en a cinq. Une baie ogivale à remplage de pierre de style gothique est percée dans chaque pignon qui est couvert d’un rampant de pierre saillant de la toiture et retenu par des contreforts en pierres de grison.

 

Un clocher de plan carré a été accolé sur la droite de la nef près de la grande porte d’entrée. C'est une construction massive avec contreforts à ressauts. Le haut de la charpente de la tour est couvert d’un dôme en ardoises couronné d’un lanternon ajouré.

 

 

Les aménagements de l’église durant les XVIIe et XVIIIe siècles

 

Vers le milieu du XVIIe siècle, la fabrique de Bretoncelles ou des particuliers font faire un ensemble de trois retables : un grand pour le chœur et deux plus petits pour chacun des bas-côtés.

 

Ces trois retables, de style Louis XIII, sont en pierres avec polychromie. Ils se composent chacun de six colonnes dont quatre torsadées de guirlandes portant des départs d’arcs à enroulement et un entablement couronné de pots à feu et en son milieu d’un fronton. Le grand retable, qui couvrait l’ensemble du chœur, s’appuyait à l’origine sur le chevet plat de l’église. Il reste en place ainsi jusqu’en 1877.

 

Les réparations de l’église (1858-1870)

Claire Alexandrine Malin, veuve Jacques François Joseph Gareau, ancien notaire et maire de Bretoncelles, rédige un testament olographe le 26 mai 1863, déposé quelques jours après sa mort le 18 avril 1865 devant maître Brideau, notaire à Mortagne. Parmi ces dernières volontés, madame Gareau lègue aux pauvres de la commune 2 000 francs ; à la fabrique 3 000 francs pour réparer l’église ; à la commune : 30 000 francs pour construire une mairie avec une école pour les filles et les garçons sur deux parcelles de terrain lui appartenant, sa maison et ses meubles pour fonder un hospice, et une rente sur l’Etat de 2 000 francs ; et à la mairie quatre fauteuils en velours rouge, quatre chaises identiques, une table à rallonge en acajou, le bureau et le portrait de son mari.

 

Le legs Gareau de 3 000 francs et les intérêts de la somme depuis 1856, et une aide de 1 800 francs accordée par l’Etat le 3 juillet 1868, vont permettre de réaliser les travaux.

 

 

Les travaux d’embellissement de l’église par l’abbé Oger (1877-1901)

 

L’abbé Damase Oger, originaire de Saint-Martin d’Aspres (Orne), est nommé curé de Bretoncelles en 1873. Ce dernier, pendant tout son ministère, embellira l’église avec l’aide de la fabrique.

 

Le chevet plat est abattu et remplacé par un nouveau à trois pans percé de trois grandes baies qui permettent une meilleure lecture au maître autel. Une voute en pierre est posée au-dessus du sanctuaire. Deux sacristies sont construites de chaque côté du nouveau chevet.

 

Après le tir des canons prussiens sur le bourg de Bretoncelles qui occasionna la dégradation de l’ensemble des vitres de l’église, l’abbé Oger, et quelques-uns de ses paroissiens financent la pose de vitraux dans toutes les baies (les trois fenêtres du chœur, la verrière au-dessus de l’entrée et toutes celles des bas-côtés).